Stéphanie Quiblier, la passion en partage

De la Suisse à La Réunion, c’est un beau parcours qu’a suivi Stéphanie Quiblier, cheffe sommelière au PALM Hotel & Spa depuis 3 ans et demi. 


À 40 ans, ce sont déjà 22 ans d’expérience qu’elle cumule, dont presque la moitié dédiée à sa passion : la sommellerie. Son premier amour, la restauration, secteur dans lequel elle fait ses armes pendant plus d’une dizaine d’années. 

À tout juste 20 ans à l’époque, c’est au sein d’établissements de prestige au cœur de sa Suisse natale, que Stéphanie monte rapidement les échelons. De chef de rang, à assistante chef de rang, pour accéder enfin au titre convoité de maître d’hôtel. 


 

Sommelère du PALM Hotel & Spa

Plutôt que de s’ancrer dans un confort de vie, c’est à ce moment qu’elle se lance un nouveau challenge. Elle intègre alors l’institut fédéral de Changins, pour une formation en sommellerie, influencée par un papa passionné de vins. 

C’est là-bas, qu’elle se forme auprès des plus grands, dont Paolo Basso, sommelier italo-suisse, élu Meilleur Sommelier du Monde en 2013. D’avoir côtoyé cet homme passionné et plein de savoir, elle en est très fière et ne s’en cache pas « je suis très fière aujourd’hui de pouvoir le mentionner.» Après 3 ans de formation, c’est avec succès qu’elle décroche son premier poste en sommellerie dans un restaurant étoilé de Genève.

Épanouie dans son métier, les envies d’ailleurs se font néanmoins sentir.
« À l’époque, je connaissais un ami barmaid, originaire de Sainte-Clotilde, qui travaillait dans un bar que je fréquentais régulièrement. C’est lui qui m’a conseillé de postuler au PALM Hotel & Spa, réputé comme l’un des plus beaux établissement de La Réunion… » 

Après l’envoi de sa candidature spontanée et quelques interviews, Stéphanie prend 3 semaines pour plier bagages et venir s’installer à La Réunion. Séduite par l’île, ses paysages, sa population, elle n’en n’est plus repartie.

Audacieuse, Stéphanie n’a pas peur de sortir des sentiers battus. Ce sont donc des accords novateurs, mais ô combien surprenants qu’elle vous proposera lors de votre dîner. Comme par exemple l’accord d’un vin rouge italien Langhe Nebbiolo pour accompagner le dessert au chocolat fumé du chef pâtissier Cédric Perrot. Pleine de conseils et avenante, elle ne craint pas de se confronter à de fins connaisseurs. Aux idées reçues, elle partage avec passion l’histoire des vins, de leur terroir et surtout de vignerons passionnés. Curieuse, elle est toujours à la recherche de petits producteurs et de cuvées aux arômes bien gardés…

Ses accords mets et vins, c’est en binôme avec le chef Claude Pothin qu’elle les choisit. Le nez dans les casseroles, un petit coup de cuillère à droite, à gauche, c’est au fil des années et avec l’expérience que Stéphanie affine son palais, en même temps que ses associations. 


Son péché mignon ? « Je n’en n’ai pas, j’aime tout type de vin du moment où il a été travaillé avec amour par le vigneron ou la vigneronne. Ou peut-être… un Château Haut-Brion de 1978, mon année de naissance, où là, j’ai eu les poils qui se sont hérissés. »


Et pour accompagner un bon cari créole alors ? « Ce qui se marie très bien avec tout plat épicé, c’est un bon rosé. Autrement, un petit vin du Languedoc avec du caractère, qui baigne de soleil. »

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